Mars
14 - Dernières nouvelles

   Dans ce chapitre, nous allons, faire le point sur les dernières nouvelles.


Pour rechercher dans cette page, sinon voir "recherche" dans le menu déroulant .
 
L'orthographe et les accents ont de l'importance.

 Si le mot trouvé ne vous convient pas, appuyez à nouveau sur "rechercher".
 La recherche s'incrémentera sur le 2ième mot et ainsi de suite. Essayez avec Mars.

 

 

Distance parcourue par les jumeaux

Spirit a parcouru 6 279,01 m au sol 735 (27 Jan 2006)

Opportunity a parcouru 6 504,55 m au sol 714 (27 Janv 2006)

 

 

Sulfates dans Juventae Chasma

19 janv 2006


http://www.dlr.de/mars-express/images/190106/juventae_chasma_3d2_750.jpg

Copyright ESA/DLR/FU Berlin (G.Neukum).

Localisation de Juventae Vallis

http://www.dlr.de/mars-express/images/
190106/juventae_chasma_ctxt_400.jpg

   Cette image réalisée par le centre allemand de recherches aéronautiques et spatiales à l'aide de la caméra stéréoscopique à haute résolution à bord de la sonde européenne Mars Express montre la région de Juventae Chasma. Avec plus de 5 000 m de profondeur, dans le plateau Lunae Planum, la dépression très déchiquetée de Juventae Chasma est une partie de Valles Marineris, la grande faille de 5 000 km de longueur.

   Dans la partie sud-ouest de la cuvette se trouvent plusieurs dépôts qui se détachent distinctement des alentours. Une montagne de matériaux clairs, empilés de manière particulièrement remarquable. Cette montagne mesure approximativement 2 500 mètres de haut et possède une longueur maximale de 30 kilomètres et une largeur d'environ 20 kilomètres. Le Spectromètre OMEGA de Mars Express avec lequel la composition minéralogique de la surface de Mars est découverte, semble indiquer que les couches de cette montagne se composent partiellement de sulfates (minéraux de soufre) aquifères. Les sulfates n’ont pas besoin de baigner longtemps dans l’eau liquide pour se former. Des lacs éphémères ou des mers acides avec des cycles d’assèchement suffisent à former des évaporites.

  L'importance particulière des sulfates vient du fait qu'ils ont pour origine une altération due à une décomposition chimique par l'eau. Jusqu'ici, les chercheurs ignorent le processus à l'origine de cela. Ainsi, les sulfates pourraient être apparus par l'évaporation de mers ou de lacs donnant, par exemple, naissance à l'évaporite. D'autre part, une altération volcanique est aussi imaginable par suite de processus hydrothermaux. En effet, la composition minéralogique d'une roche est changée par l'influence de l'eau lorsqu'elle est chauffée dans un environnement volcanique.

    Puisque la stabilité physique de l'eau à la surface de Mars est étroitement liée avec le développement du climat, la présence de minéraux aquifères représentent des lieux très importants pour notre compréhension du développement planétaire. Ils ne sont finalement  pas intéressants pour la question de savoir s'ils ont peut-être donné la vie, dans le passé, sur notre planète voisine. Jusqu'à ce point, les lieux avec une minéralogie extraordinaire pourraient devenir absolument des domaines de recherche  pour les futurs rovers.

   La caméra a pris cette image de 26 mars 2004 au cours de l'orbite 243. Le secteur est localisé par 5° sud et 297° ouest. La résolution est de 23,4 m/pxl.

 

Source:  http://www.dlr.de/mars-express/images/190106/

 

Cratère papillon

4 janvier 2006

   La caméra stéréoscopique à haute résolution (HRSC) à bord de Mars Express, a pris cette image de 16,7 m de résolution, le 5 mai 2004, lors de l'orbite 368. La scène montre un cratère d'impact de 24,4 km de long et de 11,2 km de large avec 650 m sous la surface environnante, dans la région de Hesperia Planum, située approximativement  par 35,3° S et 118,7° E.

Le cratère papillon
http://esamultimedia.esa.int/images/marsexpress/218-141205-0368-6-co-01-ButterflyCrater_H.jpg
Credits: ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)

 
Perspective sur le cratère papillon

http://www.esa.int/images/221-141205-0368-6-3d3-01-ButterflyCrater_L.jpg

   Des éjectas de cet impact sont visibles de part et d'autre de ce cratère, y compris 2 lobes importants au nord-ouest et au sud-est.

   La grande structure circulaire, en partie découpée par le bord inférieur de l'image, a un diamètre d'environ 45 kilomètres.

   Ce structure elliptique semble être un cratère d'impact qui a été resurfacé par la suite par des écoulements de lave, préservant le contour du cratère fondamental. Les structures courbées visibles au nord de l'image, connues sous l'appellation "arêtes plissées", furent provoquées par des compressions tectoniques.

   Tandis que la majorité des cratères d'impact sont circulaires, celui-ci suggère un impact sous un angle faible (moins de 10°).

   Le grand axe du cratère est situé dans le sens de l'arrivée du projectile. D'ailleurs des cratères elliptiques semblables sont visibles dans d'autres régions martiennes, tout comme sur la Lune.


   La couleur de cette scène est dérivée des 3 canaux couleurs de la HRSC et du canal du Nadir (vue de dessus). La perspective a été calculée à partir de la numérisation du terrain dérivée des canaux stéréoscopiques.


Source: ESA Mars Express

 

23 décembre 2005

Eau contre météorites

   Les caractéristiques géologiques du site d'Opportunity aurait été façonnés non pas par un lac mais par un bombardement constant de météorites déclarent des géologues de l'université de l'état d'Arizona (ASU).

   Le site d'atterrissage possède des sédiments et des structures en couche que les scientifiques pensaient être le résultat de l'évaporation d'un lac acide salé. Actuellement ils pensent que l'existence de cette mer martienne dans cette zone aurait pu abriter des formes de vie faisant de ce lieu un endroit propice à la recherche de fossiles.

   Pourtant les géologues L. Paul Knauth et Donald Burt de l'ASU, avec Kenneth Wohletz du Los Alamos National Laboratory, disent que les remontées résultant des explosions massives provoquées par des chutes de météorites offrent une explication plus simple et plus cohérente pour les formations de roches et des couches trouvées à l'emplacement d'Opportunity. Les chercheurs publient leurs recherches dans la présente édition de Nature. Celles-ci  devraient influencer à l'avenir la manière dont les scientifiques continueront leur exploration à la recherche de formes de vie passées.

    Un impact  soudain "présente une explication alternative simple invoquant la présence d'un écoulement turbulent  charriant des fragments de roche, sels, sulfates, eaux salés et glace" paru dans l'article "Impact à l'origine des sédiments sur le site d'Opportunity".

   "L'érosion ultérieure par des films d'eau peut expliquer toutes les structures observées sans faire appel à des lacs, mers peu profondes ou de couches aquifères proches de la surface" ont-ils ajouté. "Les successions de couches observées ailleurs sur des terrains fortement cratérisés et attribuées au vent, l'eau ou au volcanisme peuvent bien avoir formé des similitudes".

   Lorsque Opportunity a atterri sur Meridiani Planum en janvier 2004, ce fut le début d'une importante période d'exploration. Prévus pour fonctionner 90 jours les rovers étaient toujours opérationnels 2 ans plus tard après avoir envoyé des milliers d'informations.

   Les chercheurs ont la sensation que cet emplacement, secteur autrefois humide, fournit un environnement qui pourrait avoir vu l'émergence de la vie. 

   L'eau superficielle s'est évaporée petit à petit, en raison de la mince atmosphère de Mars, laissant à la place des concentrations élevées de sel et plusieurs dépôts de minerai et formations géologiques révélateurs. Puisque les signes observés montrent un secteur qui était par le passé un lac ou une grande étendue d'eau superficielle, ce serait un bon choix pour explorer à l'avenir Meridiani Planum pour d'éventuels fossiles ou autres reliques de formes de vie passées.

   Mais pour Knauth, Burt et Wohletz les caractéristiques géologiques du site d'Opportunity peuvent aussi être expliquées comme étant des artefacts causés par des météorites plutôt que le lit d'un lac. "Lorsqu'une météorite percute le sol il y a un souffle gigantesque comme une explosion nucléaire " explique Knauth. "Sur une planète avec une atmosphère, autour de l'impact il y a un nuage important chargé de tous les débris et qui se déposent en couches sédimentaires en retombant sur le sol. Un impact important peut fournir des dépôts sur des milliers de km2 . Vous obtenez aussi des dépôts qui peuvent s'étendre à plus de 100 km des grands volcans. La planète Mars est cratérisée par l'un ou l'autre. Tout cela devrait s'être passé rapidement".

    Lors de l'examen des indices, les chercheurs croient que les sédiments et les structures à l'emplacement de l'atterrissage d'Opportunity furent plus probablement provoqués par une montée subite qu'un lac évaporé. Certaines questions concernant les sédiments observés incluent un mélange de sels résultant d'évaporation, des textures de sédiments et l'existence de petites concrétions sphéroïdes sur l'emplacement (myrtilles).

   " La chimie des sels est fausse à l'emplacement d'Opportunity," a déclaré Burt. "S'il y avait eu un lac qui s'est évaporé lentement, alors les dépôts de sel seraient beaucoup plus uniformes, allant des moins solubles (sulfate de calcium, jarosite) aux plus solubles (sulfate de magnésium et halides)".

   "Avec des dépôts évaporés vous n'obtiendriez pas ce que vous voyez chimiquement ou minéralogiquement sur Mars" ajoute Burt et il continue que "sur le site martien, ils ont mélangé les sels les plus solubles avec les moins solubles. Sur Terre, les moins  solubles s'évaporent d'abord et les plus solubles ensuite, mais dans ces dépôts c'est une vraie mixture".

    Les chercheurs ont expliqué qu'à partir des images prises en orbite, il semble que Mars fut chaude et humide très tôt dans son histoire quand l'eau a coulé pendant peu de temps sur sa surface. La majeure partie de l'eau s'est échappée de la planète laissant la saumure qui s'est infiltrée dans la rocaille créée lors des grands impacts de météorite, baptisé " mégarégolite."

   Les chercheurs ont déclaré que lorsque la planète s'est refroidie, les sels se formèrent dans le sous-sol avec la glace et la saumure résiduelle. Tout cela fut ensuite "excavé", projeté tous ensembles, à la suite d'impact météoritique.

http://walrus.wr.usgs.gov/seds/gifs/fig05.gif

    Des changements dans l'environnement  peuvent être reflétés non seulement par des changements de l'épaisseur de chaque strates, mais également par l'angle des strates. Si, par exemple, il y a une eau dormante, la décantation sera constante dans le temps les strates seront horizontales, en parallèle l'une sur l'autre. Cependant si l'eau coule, les particules seront en mouvement et se déposeront en couche sous l'angle du lit. Si la couche est relativement inclinée par rapport à l'horizontale elle est appelée stratification croisée. Certaines structures dans les grès peuvent être dues à un processus connu sous le nom de stratification croisée. Habituellement, les lits entrecroisés se forment lorsque des courants (vent et/ou eau) déposent des sables ou des silts sur le versant sous le vent des dunes.

  
Affleurement dans Eagle: 
http://www.marsgeo.com/Photos/Opportunity/CrossBed/LChance17b_s.jpg

Gros plan: http://www.marsgeo.com/Photos/Opportunity/CrossBed/LChance17f.jpg

   Une structure sédimentaire spécifique appelée "festoon cross bedding (relief en stratifications croisées)", est une de celles (ci-dessus Last Chance) que les scientifiques examinèrent d'abord comme indice et dirent que c'était la preuve que l'eau coula dans le secteur. Knauth, Burt et Wohletz ont indiqué que c'est aussi une structure commune résultant de montées subites du sol.

    Knauth utilise comme illustrations le Kilbourne Hole (Nouveau Mexique) et les compare à celles des strates de Mars. Tandis que ces structures peuvent être expliquées par la présence d'eau, les chercheurs écrivent: "Les strates et les autres structures sédimentaires formaient lors de montées subites du sol, lorsqu'elles ralentissent, permettent aux particules suspendues d'être poussées le long de la surface et d'être retravaillées dans des couches et des strates croisées".

   Knauth explique que "ces structures sont tout à fait communes lors de montées subites". En fait un tel sable déposé  jusqu'à 1 m a été trouvé sur les sites d'essais nucléaires aux USA et sont communs autour d'éruptions volcaniques.   Wohletz, co-auteur de l'article et expert des montées subites, propose que les dépôts de strates seraient communs sur Mars.

http://marsrovers.jpl.nasa.gov/gallery/press/opportunity/20040325a/_xpe_pubeng_approved_032304_color_berry_bowl-B060R1_br.jpg

Myrtilles dans le cratère Eagle
Images credit: NASA/JPL

   Une structure particulièrement intéressante a été trouvé à l'emplacement d'Opportunity: de petites sphérules comme des concrétions ou globules de matière. Au début, les scientifiques ont cru que c'étaient des objets façonnés par l'eau agissant l'un sur l'autre avec la terre en se déplaçant à travers les roches. Mais afin de faire autant de sphérules qu'il y en a, il aurait fallu que de grandes quantités d'eaux souterraines soient présentes et "ces choses doivent se développer dans la roche. Nous n'avons vu aucun indice de ce genre" explique Knauth qui a étudié ces concrétions il y a 35 ans. Il ajoute que "ce sont des petites sphérules absolument parfaites. Ceux-ci s'avèrent être abondants dans les montées subites . Elles forment comme des petits grêlons. Ils ont la même forme, la même taille et la même distribution uniforme, que les concrétions n'ont pas". Knauth explique encore qu'il y a d'abondants indices d'un passé aquatique sur Mars et qu'il y a une faible probabilité que quelques formes de vie aient pu avoir existé sur la planète rouge. Et il ajoute que si la théorie de l'équipe est correcte et si les structures à la surface de Meridiani Planum ont été provoquées par des impacts météoritiques et non pas par un grand lac, alors les scientifiques doivent être plus créatifs dans ce qui sera la prochaine étape de l'exploration pour trouver des formes de vie. Les indices peuvent être dans les roches martiennes".

   De plus, "nous savons seulement avec certitude que la planète Mars fut impitoyablement frappée par des météorites. Nous devons juste vivre avec et en tirer profit. Les météorites sont des excavatrices, elles éjectent les roches partout autour de la planète et je pense que certaines feraient des cibles astrobiologiques importantes".

   Il pense que "la plupart des roches martiennes sont fêlées ou fendues et s' il y avait une vie microbienne sur la planète, des micro-organismes pourraient être emportés par le vent et être conduits à différents endroits du paysage. Ils pourraient éventuellement loger dans des infractuosités des roches qui posséderaient du carbonate de calcium et tout autre sel ensevelis en elles".

   Il a ajouté qu'une des météorites de Mars possède un tel carbonate dans une fissure et contient probablement la preuve d'une vie passée. Des fissures remplies de matériau blanc ont été vues sur des images des rovers, mais l'instrumentation actuelle ne permet pas de les analyser. "Si nous voulons découvrir les indices d'une vie passée, il faudra regarder dans ces fissures. S' il y avait des microbes autour de ces roches, ils pourraient être ensevelis dans ces petites infractuosités".

  "N'essayez pas de trouver des fossiles in situ dans les lits apparents de lac ou d'océan, ceux-ci sont probablement arrivés depuis longtemps, et pulvérisés par des impacts postérieurs," ajouta-t-il. "A la place nous devons regarder de petites couches et infractuosités".

Source originale: http://www.asu.edu/news/stories/200512/20051222_marsgeology.htm

D'autres points de vue: http://www.agu.org/meetings/fm04/fm04-sessions/fm04_P24A.html

Cross-bedding: http://www.marsgeo.com/Opportunity/Crossbedding.htm et http://walrus.wr.usgs.gov/seds/fig05.html


16 décembre 2005

Opportunity à mal au bras

   Mardi 13 dec 2005, Opportunity a été programmé pour étendre son bras robotisé vers un affleurement rocheux localisé dans le cratère Erebus, surmontant un problème de moteur qui avait empêché son utilisation depuis le 25 novembre (sol 654). Le 8 dec les ingénieurs l'ont déplacé légèrement en appliquant une tension plus élevée que la normale au câblage du côté du joint défectueux; ils ont depuis lors déduit que le problème du moteur  semblait être le résultat d'un fil cassé dans une des neuf bobines.

    Jim Erickson, manager du projet au JPL, a raconté que les ingénieurs avaient examiné diverses positions du bras et qu'il sera maintenant très probablement arrimé au-dessus de la plate-forme plutôt qu'à sa place habituelle sous le rover, permettant une utilisation ultérieure.

   Depuis Steve Squyres a déclaré sur son site que le bras fonctionnait à nouveau: "nous avons confirmé la présence d'un fil cassé dans le câblage du moteur et afin de le compenser nous avons dû doubler sa tension ". C'est ainsi que le bras a été déployé avec succès au sol 671 (13 dec 2005) et utilisé avec l'imageur microscopique.

   Cependant, le comportement est toujours en voie de caractérisation et le blocage du moteur peut toujours se reproduire, tandis que les paramètres sont ajustés. L'analyse continue également pour déterminer la meilleure stratégie pour maintenir le bras dégagé même lorsqu'il n'est pas en service, de sorte qu'il pourrait rester immobile sur des cibles si le moteur devient inutilisable.

   Opportunity, autour du cratère Erebus, a complété sa campagne scientifique d'étude de l'atmosphère, avec surveillance du ciel, observations photométriques plusieurs fois par jour et observations atmosphériques avec le mini spectromètre thermique. Le rover a aussi observé des cibles au sol avec la caméra panoramique et le mini spectromètre.

Source: http://athena1.cornell.edu/news/mubss/


14 décembre 2005

Opportunity, deux ans déjà

   Après Spirit, Opportunity vient de passer une année martienne sur le sol de la planète rouge, apparemment touché par une bonne dose de chance. Tout comme Spirit, sa durée de vie était de 90 jours. Le rover a parcouru 6 502 m à la recherche des indices d'un passé aquatique en 674 sols. Il a envoyé plus de 58 000 images, nous permettant de découvrir une planète qui nous était inconnue.

    Comme des golfeurs dans de bonnes dispositions, le rover a touché au but au milieu d'un cratère rempli de mystère martien et d'histoire, un trou interplanétaire en un coup.

     Joy Crisp, scientifique du projet explique que "nous aurions pu débarqué dans un endroit et  roulé pendant deux mois avant de voir quelque chose de différent, mais presque chaque jour avec Opportunity, nous avons vérifié la complexité étonnante du terrain".

     La principale énigme à résoudre par les rovers est l'histoire de l'eau sur la planète rouge. La première roche vue  dans les toutes premières images qu'Opportunity a envoyé à la maison, apporta  un début de réponse. Dans des semaines qui suivirent l'atterrissage, les scientifiques reçurent des images et des données qui montrèrent clairement  les effets de l'eau sur des roches sédimentaires.

    De curieuses petites billes piquèrent tout de suite la curiosité des scientifiques. Ces perles, baptisées  " myrtilles " se sont avérées être riches en hématite, un minerai qui se forme souvent dans l'eau.

    Des couches de roches montrent que l'eau y a coulé par le passé laissant des ondulations dans les affleurements rocheux. Plus récemment une roche a été découverte dans laquelle l'analyse a clairement montré la présence de sodium (chlorure) qui ne se forme qu'en présence d'eau.

   Comme Boucles d'Or, recherchant le bon bol, Opportunity a visité des cratères de différentes tailles pour obtenir les meilleurs résultats scientifiques. Chaque cratère visité était plus intéressant que le précédent. Plus Opportunity explore de cratères de plus en plus larges et profonds, plus le passé martien est révélé, couches après couches. Son odyssée a prouvé que l'eau était présente non seulement par le passé, mais a affecté la zone de nombreuses fois.

    "Les signes de la présence de l'eau sont partout ! La zone était trempée. D'abord, il y avait l'eau riche en sulfate de magnésium qui forma un précipité par infiltration de la roche. Lors de l'évaporation, seul le sel serait resté (découvert en fev 2005). Puis, pour les roches au sommet des cratères, l'eau  a coulé le long de la pente,  transportant et décomposant des blocs de roche, qui se sont déposés couche après couche. Ensuite l'eau imbiba la zone en plusieurs épisodes" s'enthousiasma Crisp. Steve Squyres et ses collègues ont émis l'hypothèse que sur la jeune planète, l'eau, qui avait une haute teneur en acide sulfurique, fut filtrée à travers une sorte de roche basaltique, comme l'olivine. L'interaction chimique aurait produit un bouillon d'eau salée. Il est possible qu'il faille aussi évoquer des pluies acides (trouvant leur origine dans le volcanisme) expliquant l'absence de carbonates.

    Quelques scientifiques se sont demandés à haute voix, " Combien de bonnes nouvelles peuvent apporter ces rovers ?".  Apparemment tout va bien (Noël 2005). Pour une grande partie de la randonnée, ce fut comme conduire dans un parc stationnement, note le pilote du rover Scott Maxwell. Cependant, des manoeuvres plus rusées ont été nécessaires sur certains terrains plus accidentés. Pour sortir de son premier cratère, Opportunity a expérimenté le patinage sur un sol meuble. Les ingénieurs ont dû relevé un défi important pour trouver une sortie sûre et ont beaucoup travaillé pour trouver un itinéraire efficace pour sortir du cratère. Cette connaissance servira plus tard lorsque Opportunity atteindra le cratère Endurance, de la taille d'un stade. 


Opportunity au purgatoire  

  Cette mosaïque, issue des images de la caméra de navigation, est présentée en projection verticale pour montrer la position d'Opportunity après qu'il se soit embourbé jusqu'au moyeu dans une petite dune durant le 446e sol (26 avril 2005). Le codage couleur donne des informations sur la hauteur de la zone environnante. Les zones rouges sont les plus élevées et les zones vertes les plus basses. La différence entre le rouge et le vert est d'environ 70 cm.  Credit: NASA/JPL-Caltech.
http://marsrovers.jpl.nasa.gov/spotlight/
20051212/Purgatory_colorful_th200.jpg

   La grande question est alors apparue: quelle est la part du risque de détruire Opportunity en l'envoyant dans le cratère et aussi celui de ne plus pouvoir en ressortir ? Après des essais épuisants qui ont repoussé les limites du rover modèle sur les pentes d'un cratère modélisé sur Terre, les ingénieurs ont donné à Opportunity le signal de départ pour la descente. Après plusieurs mois passé au fond du cratère à étudier des couches complexes,  le rover sortit vaillamment et alla étudier son bouclier thermique sur le lieu du crash (jeté peu de temps après l'entrée dans l'atmosphère martienne), puis il découvrit une météorite qui enflamma le ciel autrefois et manoeuvra ensuite à travers une zone de dunes, Etched Terrain, où il resta embourbé plusieurs semaines.

   Voyager à travers Etched Terrain s'est avéré être un bonus esthétique, mais un défi de mobilité. Les dunes de ce terrain, peut-être formées par le vent, apparaissent comme des ondes. C'est un plaisir pour les yeux, mais ce fut un problème pour Opportunity. Un hiatus inattendu se produisit lorsque le rover se retrouva bloqué dans une dune qui fut baptisée "Purgatoire". Les talentueux pilotes libérèrent Opportunity et mirent à profit la mésaventure pour mieux utiliser le rover. Maxwell a déclaré que "maintenant  nous arrêtons le rover tous les cinq mètres pour effectuer un contrôle de glissade, c'est moins rapide, mais plus prudent. Nous avons rencontré un cas d'essai avec la dune "Telluride"
et nous avons été soulagés lorsque Opportunity a fait ce qu'il était censé faire". En effet le rover s'arrête lorsque l'enlisement menace.

  Bien que les 2 rovers vieillissent, les gestionnaires sont des génies du diagnostic. Ils ont abordé d'importants problèmes de logiciel et de matériel à des centaines de millions de km de distance. Après avoir duré sept fois plus longtemps que prévu, les pièces se détériorent lentement et des défis inconnus se trouvent certainement devant eux. Pourtant au début de la mission, la poussière était l'ennemi numéro 1, celui par qui devait se clore la mission. Mais les scientifiques avaient oublié le vent, qui nettoie de temps à autre les panneaux solaires. Aujourd'hui les équipes sont toujours prêtes à emmener les vaillants rovers aussi loin que possible. Chaque jour peut être le dernier. Il y aura toujours la frustration d'un chemin inachevé lorsque l'arrêt inéluctable arrivera. Pour l'instant tout le monde croisse les doigts pour que Opportunity atteigne "Victoria Crater", une énorme dépression de 800 m de diamètre (photo ci-dessous) à plus de 2 000 m. Auparavant il lui faudra traverser un terrain accidenté.

   Pour John Callas un des responsables du projet: "Victoria est un potentiel "tunnel de temps" permettant d'accéder au matériau ancien qui autrement serait resté enfoui profondément dans le sous-sol et donc inaccessible. La grande aventure continue et les 2 rovers sont partis pour une 2e année martienne en souhaitant que la panne électronique arrivera le plus tard possible". Pour Squyres "il faudra plusieurs pannes mécaniques pour stopper l'aventure, tandis qu'une panne électronique sera beaucoup plus problématique". Pour l'instant les ponceuses des 2 rovers sont usées.

Trajet d'Opportunity depuis son arrivée sur le sol martien.
L'image montre le trajet suivi par Opportunity depuis son arrivée sur le sol martien dans Eagle. Puis il se dirigea vers 
Endurance. Ensuite, il bifurqua vers le sud. Le dernier tracé est à la date du 1 dec 2005 (659e sol). Le rover visite le
 cratère Erebus avant de se rendre vers Victoria Crater,  le gros cratère de 800 m de diamètre, en bas de l'image.
Image Credit: NASA/JPL-Caltech/MSSS/OSU

http://marsrovers.jpl.nasa.gov/spotlight/20051212/Opp_traverse_to_Victoria.jpg

  

Source: http://marsrovers.jpl.nasa.gov/spotlight/20051212.html


13 dec 2005

Aurores polaires, du nouveau !

   Les aurores polaires visibles aux pôles terrestres apparaissent être aussi communs sur Mars, selon les physiciens de l'université de Californie à Berkeley qui ont analysé les données recueillies par la sonde Mars Global Surveyor.

   La découverte de centaines d'aurores sur les 6 années de recueil fut une surprise, puisque Mars n'a pas de champ magnétique global qui produit des aurores boréales et australes sur la Terre. 13 000 signaux furent dénombrés.

Tracé des 13 000 aurores détectées sur Mars

   Un tracé des 13 000 aurores, détectées au cours des 6 années passées par Mars Global Surveyor, les montre concentrées autour des limites des zones d'important champ magnétique, la plupart du temps dans l'hémisphère austral. Les limites se trouvent où les lignes de force convergent sur la surface, canalisant les électrons qui s'écrasent sur le dioxyde de carbone atmosphérique et génèrent des flashes ultraviolets. La croix rouge indique le lieu où Mars Express a détecté une aurore l'année dernière.
 http://www.berkeley.edu/news/media/releases/
2005/12/images/mars_fields.jpg
 
(Credit: David Brain & Jasper Halekas/SSL)

   Selon les physiciens, les aurores martiens ne sont pas causées par un champ global, mais par des zones de champ plus important dans la croûte et surtout dans l'hémisphère austral. Et ils ne sont pas en couleur expliquent les chercheurs: les électrons à haute énergie qui interagissent avec les molécules de l'atmosphère pour produire la lueur, ne donnent généralement qu'une lueur ultraviolette, pas de rouge, ni de bleu ou vert comme sur Terre. Ils sont invisibles pour nos yeux.

   "Le fait que nous voyons des aurores aussi souvent est étonnant," explique le physicien David A. Brain de Berkeley, l'auteur de l'article paru récemment dans Geophysical Research Letters. "la découverte d'aurores sur Mars nous enseigne sur comment et pourquoi ils se produisent ailleurs dans le Système solaire, y compris Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune".

   Brain et Jasper S. Halekas, les deux physiciens au laboratoire des sciences spatiales à Berkeley, avec leurs collègues de Berkeley, de l'université du Michigan, du Centre Spatial Goddard de la Nasa et de l'université de Toulouse ont annoncé leur découverte le 9 décembre 2005 à l'assemblée de l'Union Géophysique Américaine à San Francisco.

   Il y a un an, la sonde européenne Mars Express a pour la première fois détecté un flash ultraviolet du côté nocturne et une équipe d'astronomes internationaux l'a identifié comme flash auroral le 9 juin 2005 dans l'édition de Nature. C'est après leur découverte que les chercheurs de Berkeley se sont tournés vers des données de Mars Global Surveyor pour voir si les instruments embarqués, un magnétomètre et un réflectomètre, avaient détecté d'autres d'aurores. La sonde est en orbite polaire depuis septembre 1997 et depuis 1999 cartographie, à une altitude de 400 km, la surface martienne et les champs magnétiques. Elle repasse, tous les jours à 2 h du matin, toujours au même endroit.

   En une heure de fouille dans les données, Brain et Halekas ont découvert la preuve d'un flash auroral - un pic d'électrons dans le spectre identique aux pics vus dans les spectres de l'atmosphère terrestre pendant une aurore. Depuis, ils ont passé en revue plus de 6 millions d'enregistrements et ont trouvé parmi les données, environ 13 000 signaux avec un pic indicatif d'une aurore. Selon Brain cela représente des centaines d'aurores nocturnes comme le flash vu par Mars Express.

   Lorsque les 2 physiciens localisèrent la position de chaque observation, les aurores coïncidaient précisément avec le bord d'une zone magnétisée de la surface martienne. La même équipe conduite par les co-auteurs Mario H. Acuña du Centre Spatial Goddard et Robert Lin, professeur de physique à l'université de Berkeley  et directeur du laboratoire de sciences spatiales, a cartographié les limites extérieures des champs magnétiques en utilisant le magnétomètre et le réflectomètre de Mars Global Surveyor. Tout comme les aurores terrestres se produisent où les lignes du champ magnétique plongent vers la surface aux pôles nord et  sud, les aurores de Mars se produisent aux frontières des secteurs magnétisés où les lignes de force décrivent un arc vertical dans la croûte.

   Sur les 13 000 aurores, la plus grande partie coïncide avec l'accroissement du vent solaire.

   "Le flash vu par Mars Express semble être lumineux à l'extrémité du spectre," explique Halekas. "Tout comme sur Terre, la météorologie spatiale et les tempêtes solaires tendent à rendre les aurores plus brillantes et plus importantes.

Depiction of surface magnetic fields on Mars

  Ce ne sont pas des bouillonnements sur Mars, mais une manière de dépeindre les champs magnétiques à la surface de la planète pour souligner leur capacité de protéger la surface du vent solaire. Plus grande est la bulle, plus important est le champ magnétique protégeant la zone. Notez que la plupart des champs magnétiques résiduels sont localisés dans l'hémisphère sud. (Credit: David Brain/SSL)
http://www.berkeley.edu/news/media/
releases/2005/12/images/mars_boils.jpg

    Les aurores terrestres sont causées par des particules chargées en provenance du Soleil qui percutent le champ magnétique et, au lieu de pénétrer dans le sol, sont déviées le long des lignes de forces des pôles où elles se concentrent et entre en collision avec les atomes de l'atmosphère en créant un ovale de lumière autour de chaque pôle. Les électrons sont en grande partie des particules chargées et l'activité aurorale est associée à un processus physique encore incompris qui accélère les électrons, produisant un pic révélateur dans le spectre des électrons.

   Lin a déclaré que "Sur Mars, le processus est probablement similaire en ce sens que les particules du vent solaire sont concentrées autour du côté nuit où elles interagissent avec les lignes de forces de la croûte. La lumière ultraviolette est produite lorsque les particules percutent les molécules de dioxyde de carbone". Il ajoute que "les observations suggèrent que les processus d'accélération se produisent comme sur Terre. Quelque chose a pris les électrons et leur a donné un coup-de-pied".

   
Ce " quelque chose " reste un mystère, bien que Lin et ses collègues de Berkeley penchent pour un processus
appelé la reconnexion magnétique, où le champ magnétique voyageant avec les particules du vent solaire  se casse et se reconnecte avec le champ dans la croûte. La reconnexion des lignes de force pourrait être
ce qui dévie les particules à énergies plus élevées.

    Pour Brain "les champs magnétiques de surface sont produits par des roches fortement magnétisées qui se produisent dans des zones de 1 000 km sur 10 000 m de profondeur". Ces zones retiennent probablement un magnétisme fossile, issu de la période pendant laquelle Mars possédait un champ magnétique global, à la manière d'une aiguille qui reste aimantée après le retrait de l'aimant. Lorsque le magnétisme disparut il y a des milliards d'années, le vent solaire a été capable de souffler l'atmosphère. Seuls les forts champs dans la croûte peuvent toujours protéger des zones autour de la surface.

   Pour Lin "nous les appelons des mini-magnétosphères, car elles sont assez puissantes pour écarter le vent solaire" en notant que les champs s'étendent en surface sur plus de 1 300 km. Néanmoins, le champ magnétique le plus fort de Mars est 50 fois plus faible que le champ magnétique terrestre. Il ajoute qu' "Il est difficile d'expliquer comment ces champs peuvent canaliser et accélèrent le vent solaire assez efficacement pour produire une aurore".

   Brain, Halekas, Lin et leurs collègues espèrent approfondir les données de Mars Global Surveyor pour plus d'informations sur les aurores et peut-être se joindre à l'équipe européenne opérant sur Mars Express pour obtenir des données complémentaires sur les flashes qui pourraient résoudre le mystère de leur origine.

   La sonde Mars Global Surveyor a été conçue pour une durée de vie de 685 jours, mais elle fonctionne parfaitement depuis plus de 6 années maintenant.

   Ce travail a été cautionné par la Nasa. Les co-auteurs avec Brain, Halekas, Lin et Acuña sont Laura M. Peticolas, Janet G. Luhmann, David L. Mitchell et Greg T. Delory du laboratoire des sciences spatiales de l'UC de Berkeley; Steve W. Bougher de l' Université du Michigan et Henri Rème du Centre d'Etude Spatiale des Rayonnements à Toulouse.

Source originale: UC Berkeley News Release


5 dec 2005

Une année martienne sur Mars

     Les rovers ont exploré la surface de la mystérieuse Planète Rouge durant une pleine année martienne (687 j terrestres). Opportunity démarre sa seconde année le 11 dec et Spirit, 3 semaines plus tard. N'oublions pas que les 2 missions étaient prévues pour durer 3 mois.

   "Les rovers sont passés par toutes les saisons martiennes et les revoici à la fin d'été" raconte le Dr. John Callas du JPL (Jet Propulsion Laboratory) à Pasadena, Californie. C'est un des responsables du projet. "Nous nous préparons au défi de la survie à un 2e hiver martien".

    Les 2 rovers continuent les recherches dans leur zone d'exploration respective de part et d'autre de la planète. Les informations géologiques qu'ils collectent accroissent les preuves d'un passé humide avec de possibles conditions d'habitabilité.

    Spirit redescend de " Husband Hill " pour examiner une  plateforme aperçue du sommet. Il se dépêchera ensuite de se rendre plus au sud, vers une autre colline afin de se positionner pour que le rendement des panneaux solaires soit maximum durant l'hiver martien, qui dure environ 6 mois, comme les autres saisons.

    " Notre vitesse de croisière est établie autant pour la survie que pour la découverte, bien que la géologie de Husband Hill continue à nous fasciner, étonner, embarrasser et enchanter " a déclaré le Dr. Steve Squyres de l'université  Cornell, Ithaca, N.Y., responsable des instruments scientifiques des rovers. 

   A partir de la composition et de la texture de plus de six sortes différentes de roches inspectées, les scientifiques en ont déduit  que ces parties de Mars n'ont pas changé depuis très longtemps. Squyres explique que "c'était un endroit chaud et violent avec des explosions volcaniques et des impacts météoritiques. L'eau était autour, peut-être localisée dans certains cas lors de chauds printemps et sous forme de traces dans d'autres cas".

 

L'affleurement rocheux baptisé Olympia
http://www.nasa.gov/images/content/139075main_pia03621-browse.jpg

 Ce panoramique d'Opportunity montre un affleurement rocheux baptisé "Olympia" situé le long de la marge nord-ouest du cratère "Erebus".  Image credit: NASA/JPL-Caltech/Cornell
 

    Facilité par le bon fonctionnement des panneaux solaires de Spirit, les chercheurs ont utilisé le rover la nuit pour des observations astronomiques. Une expérience a permis d'observer le ciel pendant le passage d'étoiles filantes lorsque Mars traversa les débris laissés par la comète de Halley.

   "Nous tirons profit d'une occasion unique de faire, en prime, des expériences que nous n'avions jamais prévues" a déclaré Jim Bell, scientifique des caméras panoramiques l'institut  Cornell.

   Opportunity a examiné des affleurements rocheux le long d'un itinéraire entre les cratères Endurance et Victoria. Le rover a récemment atteint ce qui semble être une couche de roches plus jeune  que celles examinées à l'intérieur d'Endurance. A l'intérieur d' Endurance (voir ci-dessous), les plus basses couches de roches ont été déposées comme des dunes élevées par le vent. Certaines couches supérieures ont été formées par des sédiments, indiquant un changement, dans le temps, de conditions sèches vers des conditions plus humides.

   L'affleurement rocheux qu'Opportunity a commencé à voir sur la route de Victoria, semble se trouver plus haut que les couches supérieures d'Endurance, mais sa texture ressemble plus à la couche plus basse, des dunes de sable fossilisées. Cela suggère que le passage de conditions sèches en conditions humides, pourrait avoir été cyclique.

   Les granules, riches en fer, sont abondantes dans toutes les couches d'Endurance, mais sont beaucoup plus petites dans l' affleurement rocheux plus jeune. Ces granules furent formées par effet de l'eau sur la roche immergée. Une possibilité pour expliquer la raison  pour laquelle ils sont plus petits semble être que ces couches pourraient avoir passé moins de temps dans l'humidité. Une autre possibilité réside dans le fait que le matériau dans ces couches pourrait avoir eu une chimie différente au début.

   Les scientifiques des rovers ont présenté leurs derniers travaux durant les rencontres de l' American Geophysical Union à San Francisco. 

   Source originale: http://www.nasa.gov/vision/universe/solarsystem/mer_main.html

   Nasa: http://www.nasa.gov/home .


1 dec 2005

Mars Express et la preuve de l'eau

   Les découvertes par l'instrument OMEGA (Observatoire pour la Minéralogie, l'Eau, les Glaces et l'Activité) à bord de la sonde européenne Mars Express ont clairement indiqué que l'eau liquide devait avoir été présente autrefois, sous forme stable,  sur Mars et a eu des implications dans l'histoire du climat et de la vie. Ces conclusions furent tirées des données recueillies grâce au spectromètre dans le visible et dans l'infrarouge.

 

http://esamultimedia.esa.int/images/Science/CONFERENCE/Mars/OMEGA_slide_7_H.jpg

   Une perspective à l'aide de la caméra stéréoscopique à haute résolution  (HRSC 3D) montre Candor Chasma (en fausses couleurs) caractérisé par les images infrarouges de l'instrument OMEGA.   Elle nous fait voir des dépôts brun brillant (répérés en rouge) qui sont riche en kieserite (Mg SO4 H2O), un sulfate hydraté de magnésium. Credits: ESA/OMEGA/HRSC.

     A partir de précédentes observations, Mars a dû subir des processus qui menèrent à l'eau, lesquels ont laissé leur signature dans des structures de surface comme des systèmes de canaux et des signes d'une vaste érosion aqueuse. Cependant, de telles observations n'impliquent pas nécessairement la présence durable de l'eau liquide sur la surface pendant de longues périodes.

    Les données collectées par OMEGA révèlent, sans ambiguïté, la présence de minéraux spécifiques en surface impliquant une présence à long terme de grandes quantités d'eau liquide.

    Ces minéraux "hydratés", appelés ainsi parce qu'ils contiennent de l'eau dans leur structure cristalline, fournissent un enregistrement clair de processus associés à l'eau.

    Durant 18 mois d'observations OMEGA a cartographié la plupart de la surface, généralement à une résolution entre 1 à 5 km, et quelques zones au-dessous du kilomètre.

    L'instrument a détecté la présence de 2 sortes de minéraux hydratés, "phyllosilicates" et "sulfates hydratés",  dans des secteurs isolés mais de grande étendue.

    Les 2 minéraux sont le résultat d'une altération chimique des roches. Cependant, leurs processus de formation sont très différents et montrent des périodes à différentes conditions environnementales.

   Les phyllosilicates, appelés ainsi en raison de leur structure caractéristique en couches minces (phyllo = couche mince), sont les produits d'altération des minéraux ignés (minéraux d'origine magmatique) subissant un contact prolongé avec de l'eau. La structure de base des phyllosilicates se compose de rubans de tétraèdres [SiO3] étendus de manière illimitée dans deux directions de l'espace. On aboutit à des structures en feuillets, d'où un excellent clivage basal. La formule structurale est en [Si4O10]4-. Quelques exemples: argile, talc, mica, vermiculite, etc...  (extrait de webminéral). Les phyllosilicates furent détectés par OMEGA principalement dans Arabia Terra, Terra Meridiani, Syrtis Major, Nili Fossae et Mawrth Vallis, sous la forme de gisements noirâtres ou d'affleurements érodés.

   Les sulfates hydratés, la seconde grande classe de minéraux détectés par OMEGA, sont aussi des minéraux d'origine aqueuse. Comme les phyllosilicates, les sulfates hydratés sont formés par dépôt d'eau salée; la plupart des sulfates ont besoin d'un environnement d'eau acide pour se former. Ils ont été repérés dans des couches de Valles Marineris, dans de vastes  gisements exposés de Terra Meridiani et à l'intérieur de dunes noirâtres au pôle nord.

   A quel moment l'altération chimique de la surface conduit à la formation de minéraux hydratés ? A quel moment de l'histoire de Mars l'eau fut-elle en permanente et en grandes quantités sur la surface ? Les scientifiques de OMEGA ont combiné leurs données avec celles d'autres instruments
et suggèrent un scénario probable de ce qui a pu se produire.

http://esamultimedia.esa.int/images/Science/CONFERENCE/Mars/OMEGA_slide_15_H.jpg

  L'instrument OMEGA a prouvé que les violentes inondations, qui ont sculpté Marwth Vallis, n'ont pas formé ni inondé  les minéraux hydratés (à gauche). Cependant, leur érosion a exposé les anciens terrains, dans lesquels des minéraux à base d'argile hydratée ont été détectés, qui retracent  une ère précoce avec l'eau liquide (droit). Credits: ESA/OMEGA/HRSC

   "Les gisements de phyllosilicates, riches en argile, que nous avons détecté, ont été formés par altération de matériaux de surface très tôt dans l'histoire de Mars" a déclaré Jean-Pierre Bibring, responsable de OMEGA. Il ajoute que "le matériau altéré aurait été exposé par érosion dans des lieux spécifiques ou excavés de la croûte altérée par un impact météoritique".

    L'analyse du contexte géologique environnant, combiné avec la technique de comptage des cratères existants pour calculer l'âge relatif des structures martiennes,  place la formation des phyllosilicates tôt dans l'ère du Noachien, durant l'intense période de bombardement météoritique. Le Noachien s'étale de la naissance de la planète, il y a 4,5 milliards d'années, à environ 3,8 milliard d'années. C'est la première et la plus ancienne des 3 ères géologiques. 

    "Un système hydrologique actif devait être présent suffisamment tôt sur Mars pour expliquer la grande quantité d'argile ou des phyllosilicates en général, qu' OMEGA a observé" explique Bibring.

      Le contact à long terme avec de l'eau liquide, qui a conduit à la formation de phyllosilicate, pourrait avoir existé et été stable si le climat a été suffisamment chaud, ou bien, le processus de formation pourrait s'être produit par l'action de l'eau dans une croûte chaude et mince.

      Les données OMEGA prouvent également que des gisements de sulfate sont distincts de ceux de phyllosilicate et ont été formés après. Pour se former, des sulfates non pas besoin, un particulier, d'une longue présence de l'eau liquide, mais l'eau doit être là et elle doit être acide.

     La détection et la cartographie de 2 espèces de minéraux hydratés montrent de épisodes majeurs dans l'histoire martienne: tôt, au Noachien, un environnement humide dans lequel les phyllosilicates se sont formés, suivi par un environnement plus acide (en raison d'un volcanisme intense) dans lequel les sulfates se sont formés. Ces 2 épisodes furent séparés par un changement climatique global.

     "Si nous regardons le témoignage de ce passé, aujourd'hui, l'ère, où Mars aurait pu être habitable et la vie existait, serait le Noachien retracé par les phyllosilicates plutôt que les sulfates. Les argiles, que nous avons cartographiées, pourraient avoir retenu des traces d'un développement biochimique possible" conclut Bibring.

 Nature, du 30 Novembre 2005: 'Phyllosilicate on Mars and implications for early Martian climate', par:

F. Poulet, J-P. Bibring, Y. Langevin, B. Gondet and C. Gomez (Institut d'Astrophyisique Spatiale, Univ. of Paris Sud and CNRS, Orsay, France); J.F. Mustard and A. Gendrin (Geological Sciences, Brown Univ., Rhode Island, USA); N. Mangold (Interactions & Dynamique des Environment de Surface, Orsay, France); R.E. Arvidson (Earth & Planetary Sciences, Washington Univ., St. Louis, USA); and the OMEGA team.
 
 
Pour plus d'informations:
 

Jean-Pierre Bibring, OMEGA Principal Investigator
Institut d'Astrophyisique Spatiale, University Paris Sud and CNRS, Orsay, France
E-mail: jean-pierre.bibring
at  ias.u-psud.fr

Mars Express instruments
D'après:  Mars Express at ESA : http://www.esa.int/SPECIALS/Results_from_Mars_Express_and_Huygens/SEMA1UULWFE_0.html

bulletin du CNES: http://www.cnes.fr/automne_modules_files/standard/
public/p3190_b90c8e335eb3e8ab66f460027ac8cd16E-space_science.pdf


30 novembre 2005

Marsis dévoile les entrailles de Mars

radargraphies d'un bassin enfoui

http://www.esa.int/images/MARSIS_release_2_L.jpg
Credits: ASI/NASA/ESA/Univ. of Rome/JPL
MARSIS montre 2 radargraphies d'un bassin enfoui sous la surface. 

   Pour la première fois de l'histoire de l'exploration planétaire, le radar Marsis,  à bord de Mars Express,  a fourni des informations sur le sous-sol de Mars.

   En sondant des couches au pôle nord, les premières données comportent des cratères d'impact enfouis  et suggèrent la présence de glace d'eau en profondeur.

   Le sous-sol martien a été de loin, le territoire le plus inexploré. Seuls des aperçus sur le sous-sol ont pu être déduits par l'analyse des parois des cratères d'impact et de vallées et en dessinant les parties transversales de la croûte, les scientifiques en déduisaient le tracé géologique de la surface.

   Les mesures furent prises seulement pendant quelques semaines au cours de l'été 2005, lors d'observations de nuit et  MARSIS (Mars Advanced Radar for Subsurface and Ionospheric Sounding) est déjà capable de changer notre perception de la Planète Rouge, en plus de la connaissance en 3D du sous-sol.

   MARSIS montre des radargraphies d'un bassin enfoui sous la surface (ci-contre). Les premiers résultats indiquent une structure presque circulaire, d'environ 250 kilomètres de diamètre, peu profonde, enfouie sous la surface des basses plaines boréales, aux latitudes moyennes, dans la région de Chryse Planitia. Les scientifiques l'ont interprété comme étant un bassin enterré d'origine météoritique, contenant probablement une couche épaisse de glace riche en eau. 
repère d'un cratère caché

http://www.esa.int/images/MARSIS_release_3_L.jpg
    Cette carte topographique, basée sur les données de l'altimètre MOLA, montre la trace au sol des orbites 1892 et 1903, faisant ainsi apparaître les zones intéressées par le cratère d'impact de 250 km enterré sous la surface. Le relief topographique représenté dans l'image est de 1kilomètre,du pourpre pour les basses plaines boréales aux hauts plateaux du sud. Les arcs projetés sont en rouge pour l'orbite 1892 et en blanc pour l'orbite 1903. Il n'y a aucune structure visible en surface correspondant au cratère enterré identifié avec les données de MARSIS. Credits: ASI/NASA/ESA/Univ. of Rome/JPL/MOLA

    Pour dessiner cette première image extraordinaire du sous-sol, les scientifiques de MARSIS ont étudié les échos du radar, dont les ondes ont traversé la surface, puis ont rebondi de manière distincte traçant l' histoire des couches traversées. 

   Ces échos forment une série différente qui incluent des arcs paraboliques et une structure plate additionnelle se reflétant  parallèlement à la surface sur 160 km de long. Les arcs paraboliques, montrant une structure en anneaux, correspondraient aux parois d'un ou plusieurs cratères d'impact enfouis sous la surface. D'autres échos montrent ce que pourrait être des parois d'effondrement ou des crêtes formant une structure en anneaux.

   Une réflexion plate est en accord avec une interface plate qui sépare le plancher du bassin, situé à une profondeur comprise entre 1 500 m et 2 500 m, d'une couche de matériaux différents sus-jacents.

    Dans leur analyse de cette réflexion, les scientifiques n'excluent pas la possibilité excitante d'un matériau de faible densité et riche en glace d'eau remplissant au moins partiellement le bassin.

 
radargraphie du sous-sol au pôle nord

  Cette radargraphie de MARSIS (haut) montre des données du sous-sol autour du pôle nord. L'image du bas montre la position au sol de la zone de track sur une carte topographique de l'altimètre Laser MOLA (Mars Orbiter Laser Altimeter) de la Nasa. La zone fait 458 km de large.

  La trace de l'écho radar se divise en deux à la droite du centre de la carte, au point où l'orbite de Mars Express croise la limite entre plaine douce à gauche et les couches de glace, à droite.

   La trace supérieure est l'écho de la surface des couches, alors que la trace inférieure est interprétée pour être la limite entre la partie basse des couches et le matériau au-dessous. 

   L'amplitude plus basse de l'écho suggère que le matériau intervenant est de la glace d'eau presque pure. L'écart entre 2 échos atteint un maximum de 21 µs à droite de l'image, correspondant à une épaisseur de 1 800 m de glace. La différence d'altitude sur la carte topographique est environ 2 000 m, entre la surface la plus basse (magenta) et la plus haute (orange).

Credits: ASI/NASA/ESA/Univ. of Rome/JPL/MOLA Science Team    http://www.esa.int/images/MARSIS_release_1_L.jpg

 

   "La détection de grands bassin d'impact suggère que les données de MARSIS peuvent être utilisées pour dévoiler une population de cratères d'impact cachés sous la surface des plaines du nord et même sur toute la planète" raconte Jeffrey Plaut, un des responsables du programme MARSIS. "Cela peut nous forcer à reconsidérer la chronologie et l'évolution de la surface".

   MARSIS a également sondé les couches de glace autour du pôle du nord de Mars, dans un secteur entre 10º et 40º de longitude est. Les couches internes
et la base de ces dépôts sont faiblement exposées. Des interprétations antérieures ont seulement pu être basées sur les images, les mesures topographiques et d'autres techniques de surface.

    Deux échos forts et différents venant de la zone, correspondent à une réflexion de surface et à une interface en sous-sol entre deux matériaux différents. En analysant les 2 échos, les scientifiques sont capables d'échafauder un scénario probable mettant en scène l'existence d'une couche de glace d'eau presque pure de 1 800 m d'épaisseur, recouvrant une couche plus profonde de régolite basaltique.

   Cette conclusion semble éliminer l'hypothèse d'une zone de fonte à la base des dépôts  nordiques.

   Jusqu'ici, l'équipe MARSIS n'a observé aucune preuve convaincante pour la présence d'eau liquide dans le sous-sol, mais la recherche vient seulement de débuter. "MARSIS démontre déjà les possibilités à détecter des structures et des couches dans le sous-sol de Mars qui ne sont pas discernables par d'autres sondes, dans le passé ou au présent" déclare
 Giovanni Picardi, responsable du programme MARSIS.

   "MARSIS tient ses promesses  pour nous permettre de résoudre probablement, un certain nombre de questions en suspens d'importance géologique" conclut-il.

    Ces découvertes apparaissent dans l'édition en ligne de la revue Science du 30 novembre 2005 dans un article intitulé " " Radar soundings of the subsurface of Mars ".

D'après: http://www.esa.int/SPECIALS/Results_from_Mars_Express_and_Huygens/SEM7ZTULWFE_0.html


30 novembre 2005

Endurance et les conditions de vie

Une vue d'une paroi du cratère Endurance

    Opportunity a capturé cette vue d'une paroi du cratère Endurance, les 13 et 20 nov 2004. Clic pour agrandir
  Image credit: NASA/JPL/Cornell  

   La vie pourrait avoir débuté avec difficulté  dans l'ancien environnement martien, ce qui devrait avoir laissé des traces dans les couches de roche examinées par le rover Opportunity. Pourtant, l'analyse la plus complète des découvertes du rover révèle les défis que la vie pourrait avoir relevé dans un environnement inhospitalier.

   "C'est l'ensemble d'articles le plus significatif que notre équipe a édité, " a déclaré le Dr. Steve Squyres de l'université de Cornell à Ithaca, N.y. C'est le responsable des instruments scientifiques des MER (Mars Exploration Rovers). La durée d'élaboration des rapports reflète une analyse plus complète des découvertes que les articles précédents.

   Les scientifiques furent capables de déduire que les conditions sur Meridiani Planum furent fortement acides, oxydantes et parfois humides.  Ces conditions ont probablement posé beaucoup de défis à l'origine potentielle d'une vie de martienne.

   Basés sur les données d'Opportunity, 9 articles furent rédigés par 60 chercheurs, dans le volume 240 édition 1 de "Earth and Planetary Science Letters", dans lesquels ils débattent du passé de Meridiani Planum. Les articles présentent des comparaisons avec quelques habitats terrestres extrêmes et examinent les ramifications d'une vie possible sur Mars.

    Le Dr. Andrew Knoll de l'université de Harvard, Cambridge, Massachusetts, un des co-auteurs de l'article, dit que " pour la vie qui avait évolué dans d'autres endroits ou autrefois sur Mars, si les réactions chimiques auxquels nous pensons furent importantes pour provoquer simplement la vie sur Terre, elles ne pourraient pas s'être produites sur Meridiani."

    Les scientifiques ont analysé des données sur les couches de roches sédimentaires empilées sur 7 m d'épaisseur, à l'intérieur du cratère Endurance. Ils ont identifié trois divisions.

    La couche plus basse et la plus ancienne est composée de dunes de sable fossilisées, la portion centrale, de couches de sable emportées par le vent. Des particules dans ces deux couches ont été produites en partie par une précédente évaporation d'eau liquide. La partie supérieure, avec quelques couches déposées par de l'eau liquide, correspond à des couches trouvées précédemment à l'intérieur d'un plus petit cratère près du lieu d'atterrissage d'Opportunity.

   Les matériaux des 3 divisions furent humides avant et après que les couches furent déposées par le vent ou l'eau. Les chercheurs ont eu la preuve chimique que les grains de sable déposés dans les couches avaient été altérés par l'eau avant que les couches se soient formées. Les scientifiques ont analysé la manière dont l'eau acide se déplaça à travers les couches après qu'elles aient été mises en place lors de changements comme la formation dans les roches de sphérules riches en hématite.

  Des tests expérimentaux et théoriques renforcent l'interprétation des changements causés par une eau acide interagissant avec les couches de roche. " Nous avons simulé des roches martiennes dans notre laboratoire, et les avons fait infuser dans des fluides acides " a expliqué le chercheur Nicholas Tosca de l'université de l' état de New York, à Stony Brook. "Notre modèle théorique montre que les minéraux devant se former quand ces fluides s'évaporent, donnent naissance à une similitude remarquable avec les minerais identifiés dans l'affleurement de Meridiani".

 

http://photojournal.jpl.nasa.gov/jpeg/PIA07110.jpg

Gros plan sur la zone entourée de ce qui semble être des dépôts sédimentaires et de nombreuses sphérules.
Image Credit: NASA/JPL/Cornell

   L'empilement des couches dans le cratère Endurance résulte d'un environnement variable ayant eu lieu il y a peut-être 3,5 à 4 milliards d'années. Le secteur a pu ressembler aux étendues de sel, entourées par des dunes, retenant l'eau de temps en temps. La région de White Sands au Nouveau-Mexique a donné naissance à une ressemblance physique. "Pour la chimie et la minéralogie de l'environnement, un bassin fluvial acide appelé Rio Tinto, en Espagne, fournit des similitudes intéressantes " ont expliqué le Dr. David Fernandez-Remolar du centre d'astrobiologie espagnol et les co-auteurs.

   Plusieurs sortes de microbes vivent dans l'environnement de Rio Tinto, une des raisons pour conclure que l'ancien Meridiani pouvait avoir été habitable. Cependant, les organismes à Rio Tinto descendent de populations qui vivent dans les habitats moins acides et moins stressants. Si Meridiani avait n'importe quelle forme de vie, cela pourrait provenir d'un habitat différent.

   "Mais il faut être très prudent, lorsque nous parlons de la vie sur Mars" a déclaré Knoll et il ajoute que "nous n'avons examiné qu'une toute petite parcelle et de plus, l'enregistrement géologique que Opportunity a examiné vient d'une très courte période de la longue histoire martienne". 



   Sur les rovers et leurs découvertes  http://www.nasa.gov/vision/universe/solarsystem/mer_main.html .

   Source originale: NASA News Release

 

 

PRECEDENT DEBUT SUIVANT

 

  JavaScript DHTML Drop Down Menu By Milonic  

  la solution de facilite pour surfer francophone