
Supernovae, mort des étoiles
Les supernovae sont des phénomènes cataclysmiques, qui
révèlent la mort des étoiles. Ce sont des étoiles qui finissent leur vie en
explosant.
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animation d'une supernova
-
Présentation
Qu'est-ce
qu'une supernova ? C'est une étoile qui finit sa vie en explosant. En quelques jours,
elle atteint
une luminosité de près de 10 milliards de fois le Soleil; si elle explosait dans
notre Galaxie, elle pourrait devenir visible en plein jour. L'énergie libérée
en quelques instants est de l'ordre de 1051 ergs
(1044 joules). Cela représente l'équivalent de toute l'énergie rayonnée par le Soleil
durant toute sa vie. La matière est parfois éjectée à plus de 20 000 km/s. C'est un phénomène
rare: il s'en produit 2 à 3 par siècle dans une galaxie donnée, et à ce rythme
on peut estimer qu'une étoile sur mille devient une supernova.
Parmi les
supernovae du passé qui ont pu être identifiées et localisées en
dépouillant les chroniques anciennes, celle de 1054 a contribué énormément
à la compréhension du phénomène, car à sa place, repérée
soigneusement par les Chinois, se trouve la nébuleuse
du Crabe. Il y a aussi la supernova de 1680,
Cassiopée
A. Tycho Brahé en aperçu une en 1572 et Kepler vit la dernière en 1604. Mais il y en a eu d'autres que
l'instrumentation n'a pas permis de voir. La plupart ont lieu vers le centre
galactique, noyé dans la poussière. Pensez donc, notre distance au centre de
la Galaxie représente 30 000 al. Or sur la ligne de visée, le vide parfait
n'existant pas (une poignée d'atomes par m³), cela fait tout de même au total
1023 atomes, soit l'épaisseur d'une feuille de papier. Ainsi
s'explique l'opacité dans le visible. Aujourd'hui les caméras infrarouge et X,
des satellites, permettent de "gommer" les poussières.
Classées
en fonction de la présence ou non d'hydrogène dans leur spectre, les
supernovae se distinguent également par leur courbe de lumière et leur
profonde différence de mécanisme d'explosion. Les supernovae de type SN1,
caractérisées par l'absence de raies d'hydrogène et pauvres en éléments
lourds, sont 3 fois plus lumineuses que celles de type SN2.
Elles résultent de l'explosion d'étoiles de petites masses issues de
population vieilles. Elles se répartissent en supernovae de type SN1a et 1b.
Le type SN1a
désigne apparemment une famille homogène, mais le mécanisme d'explosion
impliqué n'est pas encore très clair. Les supernovae de type SN1b
sont, elles, attribuées à l'explosion d'une naine blanche appartenant à un
couple serré, et qui se serait gorgée au-delà du raisonnable de l'hydrogène
de sa compagne.
Les supernovae de
type SN2
sont le produit d'étoiles massives et jeunes, formées au sein d'un gaz enrichi
en éléments lourds. En général plus riches en hydrogène, elles sont moins lumineuses que les
précédentes, et leur perte d'éclat est aussi moins régulière. Elles
s'expliquent par l'explosion d'une étoile massive de plus de 8 masses solaires
dont le cœur s'effondre sur lui-même. Les couches supérieures de l'astre
chutent et rebondissent violemment, ce qui donne une explosion spectaculaire. Au
centre, il reste une étoile à neutrons ou un trou noir.
Des études récentes
énoncent que les SN1
proviendraient
de couples de naines blanches qui s'échaufferaient en échangeant rapidement de
la matière et exploseraient par la suite.
Supernova
de type SN1a
Dans un article intitulé : the
proceeding of type 1a supernovae, paru dans Theory and Cosmology, held 29-31
october 1998 in Chicago, il est démontré qu'il y a de fortes raisons de croire
que les SN1a représentent une rupture thermonucléaire des naines blanches
Carbone-Oxygène, lorsque celles-ci atteignent la limite
de Chandrasekhar (ci-après) et fusionnent le carbone en leur centre.
On y favorise des modèles de dégénérescence simple, dans lesquels la naine
blanche s'accroît d'un compagnon beaucoup plus gros qu'elle.
Recherche théorique sur les SN1a.
Pour ceux qui maîtrisent l'anglais.
-
Supernova de
type SN1b
Elles sont
caractérisées par l'absence d'hydrogène et d'hélium et sont provoquées par
des étoiles très vieilles qui ont toujours le même comportement lors du stade
final, c'est-à-dire: emballement et explosion.
De tous les modèles, le plus communément admis suppose qu'au départ il s'agit
d'un système binaire qui contient une naine blanche orbitant autour d'une
géante rouge. Lorsque la matière de cette géante dépasse
le rayon de Roche
(physicien qui calcula les effets que la gravité provoque sur 2 corps en
rotation l'un autour de l'autre), elle est davantage attirée par la naine
blanche que par le cœur de l'étoile à laquelle elle appartient. Cette
attraction la conduit à former un disque d'accrétion de température très
élevée, autour de la naine blanche. La naine blanche est un objet
compact possédant typiquement les 2/3 de la masse du Soleil, mais dans un
volume équivalent à celui de la Terre. Sa densité serait de 1 million de
fois plus grande que celle de notre planète, avec une masse de 1 tonne par
cm³.
Quand les étoiles ont des masses
différentes, ce qui est fréquent, elles évoluent à des rythmes différents et
la plus légère atteint le stade de géante rouge B alors que son compagnon est
déjà une naine blanche.
L'atmosphère très étendue et très diffuse de cette
géante rouge est déformée par l'attraction gravitationnelle de son compagnon
en un lobe. Si les deux étoiles sont assez rapprochées, la matière située
près de la pointe de ce lobe est attirée vers la naine blanche.
Le mouvement se fait autour du centre de
masse M du système avec une période de quelques heures seulement. L'étoile B
est fortement déformée par la naine blanche A et voit sa matière se répandre
autour de celle-ci en formant un "disque d'accrétion". Ce flux de matière augmente peu à peu la
masse de la naine blanche. La naine blanche était initialement stable car sa
masse était inférieure à la masse critique de Chandrasekhar.
C'est le physicien Indien S. Chandrasekhar (lauréat du prix Nobel en
1983) qui, au début des années 30, a bâti la théorie des naines blanches, en
appliquant aux étoiles les résultats tout nouveau de la mécanique
quantique. Il fit une
prédiction étonnante. Ces étoiles ne sauraient avoir une masse supérieure à
une certaine limite, qui ne dépend que de la composition chimique; lorsqu'un
seul élément est présent, la masse limite de Chandrasekhar obéit à la loi:
Mch = 5,75 (Z/A)2 masses solaires, où Z est le nombre
atomique et A le nombre de masse de l'élément considéré (ou en d'autres
termes, la charge du noyau et le nombre de protons et de neutrons qu'il
contient). Pour l'hydrogène, Z/A = 1 et la masse limite serait de 5,75 masses
solaires. Plus vraisemblablement, la naine blanche est l'aboutissement
d'une étoile composée principalement de carbone; dans ces conditions: Mch
= 5,75(6/12,011)2 = 1,437. La masse limite vaut donc 1,44 masses solaires.
Dans la naine
blanche qui vient de se former (après la phase géante rouge) la température
interne est encore très élevée et la pression due aux noyaux n'est pas complètement
négligeable comparée à celle exercée par les électrons dégénérés. Pour
cette raison la masse de l'étoile peut dépasser de quelques millièmes la
limite Mch, lorsqu'elle absorbe la matière de son compagnon. Mais au fur et à mesure que l'étoile refroidit, la
pression due aux noyaux diminue, et il arrive un moment où, à elle seule, la
pression des électrons est insuffisante pour supporter le poids des couches
extérieures. Une combustion nucléaire explosive se
développe et l'étoile devient une supernova. C'est d'abord la synthèse de
l'oxygène, tant qu'il reste un peu d'hélium: C12 + He4 "O16
+ g ; elle
a lieu vers 200 millions de degrés.
C'est ensuite la fusion du carbone,
puis celle de l'oxygène, qui fournissent des éléments de plus en plus lourds:
néon, magnésium, silicium, soufre. Les
photons deviennent de plus en plus énergétiques
et vers 3 milliards de degrés, les réactions de fusion sont contrebalancées
par les photodésintégrations. Elles soustraient du gaz, une énergie de
100MeV. Ce mécanisme a été proposé par F. Hoyle et W. A. Fowler (prix
Nobel de physique en 1983) et permet d'expliquer l'explosion des supernovae les
plus massives. Ainsi le magnésium formé dans la fusion du
carbone C12 + C12 "
Mg24 + g est
détruit pour régénérer le néon et l'hélium:
Mg24 + g
"
Ne20 + He4 . Un équilibre s'instaure, dans lequel survivront les éléments les
plus stables à la température considérée. Le cœur de carbone et d'oxygène
est converti en grande partie en nickel 56 (qui se désintègre par la suite en
cobalt 56 puis en fer 56). Passé 4 milliards de degrés, le fer et les éléments proches du fer (chrome, manganèse, cobalt, nickel,
cuivre) sont les plus stables. Les noyaux de fer ne renferment plus d'énergie libérable par des
réactions nucléaires. Les couches externes sont converties en éléments
plus légers (silicium, calcium, etc.). Ce scénario explique élégamment
l'uniformité des explosions de supernovae de type SN1b (elles servent donc de
puissantes chandelles standard): il s'agit à chaque fois d'une naine blanche qui
explose à la masse de Chandrasekhar: Mch. Cet événement peut
d'ailleurs se produire avant que la
nébuleuse planétaire qui entoure l'étoile
ait eu le temps de se disperser; certains scientifiques pensent que la
nébuleuse du crabe M1 (ci-contre) en est un exemple, bien qu'un pulsar soit
apparu en son cœur, la classant SN2.
Cela dit, beaucoup de points restent encore
peu clairs: la naine blanche accumule de l'hydrogène et de l'hélium provenant
de la géante rouge, et il est possible qu'une combustion explosive de cet
hélium commence en surface avant celle du carbone au centre de la naine
blanche. Si l'accumulation est lente, l'explosion près de la surface peut
rééjecter la couche accrétée sans détruire l'étoile: on observe une nova,
beaucoup moins énergétique qu'une supernova, et le processus peut se répéter
au bout de quelque temps (de telles novæ récurrentes ont été observées). Si
l'accumulation est rapide, une compétition entre allumage en surface et
allumage au centre prend place. Un allumage central conduit à une plus grande
uniformité des explosions car Mnaine = Mch (Chandrasekhar)
la
composition chimique est constante et l'explosion a une symétrie sphérique. Un
allumage en surface doit conduire à une plus grande diversité car il peut se
produire avant que Mch soit atteinte, avec une abondance
variable d'hélium, et l'explosion est asymétrique. Mais, précisément, on
observe à l'occasion des supernovae indiscutablement de type SN1 (d'après leur
spectre) qui sont sensiblement moins lumineuses que la moyenne, et il existe au
moins un exemple de supernova SN1
nettement plus lumineuse. Les conséquences
cosmologiques d'une uniformité des supernovae de type SN1
stimulent de nombreux
travaux sur les mécanismes d'explosion et des simulations
en 3 dimensions
commencent à voir le jour.
Autre difficulté: d'après les calculs, le
compagnon devrait résister à l'onde de choc de l'explosion de la supernova
(quitte à perdre en partie son enveloppe diffuse), mais on n'a jamais observé
un tel compagnon à proximité des supernovae SN1b
étudiées. Plusieurs variantes
du mécanisme ont été proposées (différents types de compagnons, différents
modèles détaillés d'explosion, centrale ou périphérique, subsonique ou
supersonique, etc...) mais les observations ne permettent pas encore de les
départager.
-
Supernova de type
SN2.
Il s'agit là du mécanisme initialement
imaginé par Zwicky (1898 - 1974): il avait calculé que l'énergie de liaison
gravitationnelle (Eg=Gm²/r) d'une étoile à neutrons de 30 km de rayon était
du même ordre de grandeur que l'énergie libérée par une supernova. Il en
avait conclu qu'une supernova provenait de l'effondrement gravitationnel d'une
étoile aboutissait à une étoile à neutrons. Mais un demi-siècle plus tard,
les détails du mécanisme ne sont pas encore très sûrs.
Une étoile de faible masse ne s'effondre pas
mais aboutit à une naine blanche. Par contre une étoile massive (plus de
quatre fois la masse du Soleil) ne connaît pas une fin de carrière aussi
paisible. Les réactions thermonucléaires ont produit de l'énergie en
synthétisant à partir de l'hydrogène et de l'hélium des éléments de plus
en plus lourds, jusqu'au fer (le noyau le plus stable de tous). Forger des
éléments plus lourds que le fer coûte de l'énergie (c'est pourquoi on peut
en récupérer en coupant ces éléments plus lourds, par exemple en fissionnant
de l'uranium). L'étoile n'est pas entièrement convertie en fer, car chacune
des réactions de fusion successives n'est possible qu'à partir de certaines
conditions de température et de densité. Par conséquent, les fusions
nucléaires qui ont fait vivre l'étoile ont abouti à lui donner une structure
en oignon: un cœur de fer d'un rayon d'un millier de kilomètres est entouré
d'enveloppes concentriques d'éléments de plus en plus légers (silicium, cobalt, néon, oxygène,
carbone, hélium) jusqu'à une atmosphère très diffuse d'hydrogène de
plusieurs centaines de millions de kilomètres de rayon. Le cœur ne représente
donc 1.10-5 du rayon de l'étoile (par exemple un rapport de 30 km à
3 millions de km), et ce qui lui arrive met
longtemps à affecter le reste de l'étoile.
Il arrive un moment où la masse du cœur de
fer atteint la masse de Chandrasekhar, et devient instable: il s'effondre sur
lui-même en un dixième de
seconde. La
contraction s'effectue tellement rapidement que les couches successives ne
peuvent plus se réajuster et elles tombent vers le centre en chute
vertigineuse. L'énergie gravitationnelle libérée pendant la contraction se
transforme en neutrinos, lesquels quittent l'étoile sans s'opposer à la
pesanteur. La densité
augmente très rapidement jusqu'à arriver à la densité nucléaire. Les noyaux
atomiques sont au contact, au lieu d'être très distants comme dans la matière
ordinaire, et le cœur ressemble alors à un énorme noyau atomique. Le
cœur devient opaque aux neutrinos. Ils ne s'échappent plus et s'opposent à la
pesanteur, la contraction s'arrête. La température
atteint alors les 100 milliards de degrés.
La densité est si élevée que les électrons y sont
capturés par les noyaux, et convertissent leurs protons en neutrons. La
température se communique aux couches extérieures. Or, celles-ci contiennent
les éléments légers comme l'oxygène et le néon, qui agissent comme une
véritable charge de poudre et c'est l'explosion.
Une boule de neutrons d'une trentaine de
kilomètres de rayons occupe alors le centre de l'étoile: ce sera la future
étoile à neutrons, qui restera après l'explosion à l'emplacement de la
supernova. La conversion des protons en neutrons libère des neutrinos, qui
emportent la plus grande partie de l'énergie de la supernova (99% de
l'énergie, contre 1% en énergie cinétique des couches éjectées, et à peine
0.01% sous forme de lumière). La détection de ces neutrinos lors de
l'explosion de la supernova du 23/24 février 1987 - SN1987A - dans le Grand Nuage de Magellan fut ainsi
d'un grand réconfort pour les théoriciens.
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Gros
plan sur SN
1987A qui se trouve au centre de la vue de gauche.
(Aura/STScI/NASA) |
Le cœur ne peut se comprimer davantage et un
rebond se produit: une onde de choc se propage vers l'extérieur de l'étoile,
et elle rencontre les couches externes qui sont encore en chute libre vers le
centre (le cœur est minuscule par rapport à l'enveloppe, et ce qui lui arrive
n'influence l'enveloppe qu'avec retard). La rencontre entre les couches qui
tombent vers le centre de l'étoile et l'onde de choc est si violente qu'une
combustion nucléaire explosive se déroule dans l'enveloppe, synthétisant les
éléments lourds que l'on retrouve plus tard dans le milieu interstellaire,
dans les gaz éjectés par l'explosion. Puis au fil des millénaires, ils se condensent dans de
nouvelles étoiles ou planètes, en même temps que les éléments légers
synthétisés au cours de la vie tranquille de l'étoile avant son explosion.
C'est en ce sens que nous sommes de la "poussière d'étoiles",
formés des cendres des réactions nucléaires qui ont rythmé la vie
d'anciennes étoiles avant leur explosion.
Malheureusement, il apparaît que la rencontre
entre l'onde de choc et les couches externes est si violente que les noyaux sont
en fait dissociés. Cela absorbe une grande part de l'énergie de l'onde de
choc, qui s'essouffle au point que l'explosion ralentit et stagne. Cela a
longtemps été une difficulté majeure des modèles d'explosion: ils
n'aboutissaient pas à une explosion. Mais, selon des travaux récents, quand
les neutrinos quittent le cœur de neutrons, ils déposent une petite fraction
de leur énorme énergie (1% suffit) dans les couches externes de l'étoile qu'ils
réchauffent ainsi, et l'explosion en est relancée.
On aboutit ainsi à une étoile à neutrons
entourée d'un nuage de gaz chaud en expansion rapide. Cette atmosphère est
responsable de la présence des raies de l'hydrogène dans le spectre d'une
supernova de type SN2. Parfois, l'étoile a perdu son enveloppe d'hydrogène au
cours de son évolution (un vent stellaire particulièrement intense, ou un
compagnon?), et la supernova sera classée type SN1b (ou en
type SN1c
si elle a
aussi perdu la couche suivante d'hélium), du fait de l'absence des raies de
l'hydrogène, bien qu'elle n'ait en fait aucun rapport avec une supernova de type
SN1a. La grande diversité des comportements des supernovae de
type SN1b/c
et 2
est attribuée au découplage entre ce qui se passe dans le cœur (l'explosion proprement dite) et ce qui se passe dans l'enveloppe (ce que l'on
voit de l'extérieur).
Cette enveloppe chaude en expansion fournit
par ailleurs un moyen de calculer la luminosité absolue de la supernova, et
partant sa distance, et d'utiliser ainsi les supernovae de type
SN2
comme
chandelles standard pour la cosmologie presque au même titre que les supernovae
de type SN1. Cette "méthode de la photosphère en expansion" est
analogue à la méthode de Baade et Wesselink pour estimer la luminosité
absolue des étoiles variables. La mesure du spectre de la supernova fournit à
la fois la distribution de l'énergie sur les différentes longueurs d'onde et
la vitesse d'expansion de la sphère de gaz (par élargissement Doppler des
raies). La distribution d'énergie permet de calculer l'énergie totale émise
par unité de surface de la sphère de gaz, tandis que la vitesse d'expansion
permet de connaître le rayon de cette sphère à tout moment après l'explosion
(en gros la vitesse multipliée par le temps écoulé depuis l'explosion), et
donc la surface de cette sphère. Le produit des deux donne l'énergie totale
émise par la sphère en expansion, et une comparaison avec l'énergie reçue
sur Terre donne directement la distance de la supernova. Bien sûr, nombre de
corrections doivent être apportées à ce principe, mais la précision sur la
distance est estimée à 30% environ, ce qui est presque aussi bon que la
précision actuelle obtenue avec les supernovae de type SN1a
(auxquelles la
méthode peut d'ailleurs aussi s'appliquer).
Cette brève
énumération démontre tout l'intérêt que portent les scientifiques à ces
événements très important, malgré leur rareté. En plus de l'explosion
cataclysmique, l'enrichissement du milieu interstellaire en éléments chimiques
tel oxygène ou le soufre, engendrés par la nucléosynthèse stellaire,
contribuent pour beaucoup à cet engouement.
retour à l'étoile (supernova)
, marées gravitationnelles , M82
, Soleil
, matière
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